Réalisation d'un nuancier de couleurs ou tableau des mélanges de couleurs et son analyse
Techniques

Tableau des mélanges de couleurs : réaliser et apprendre d’un nuancier

Ces dernières semaines, j’ai commencé à réaliser des nuanciers pour mieux appréhender les possibilités de ma palette de couleurs. Qu’est-ce qu’un nuancier? C’est une représentation graphique des mélanges de couleurs. J’ai choisi le format tableau. J’avais déjà réalisé des rosaces, ou de simples roues chromatiques par le passé. Le tableau laisse bien plus de possibilités pour avoir une vue d’ensemble des mélanges de couleurs possibles. On peut donc en tirer bien plus d’enseignements!

Le nuancier est un outil indispensable pour maîtriser vos couleurs. Et qui dit : “maîtrise des couleurs”, dit : “plus de facilité à peindre” et “plus d’harmonie dans vos tableaux” (entre autres). 😉

Dans cet article, je vous listerai le matériel nécessaire pour réaliser ce type de nuanciers. Puis, je vous détaillerai la manière de les concevoir. Et enfin, le plus important, nous verrons ensemble les apprentissages que l’on peut en tirer.

Au programme :

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Tableau des mélanges de couleurs : réaliser et apprendre d'un nuancier

Un exercice recommandé par Richard Schmid

Vous découvrirez que cet exercice simple, mais relativement long à entreprendre, est extrêmement riche d’enseignements. Il est d’ailleurs recommandé par Richard Schmid dans son livre Alla Prima, Everything I Know About Painting. Son livre est malheureusement uniquement disponible en anglais.

Pour ceux qui ne connaissent pas : Richard Schmid est reconnu comme l’un des plus grands maîtres contemporains, vivant. Son style est souvent comparé aux maîtres du XIXème comme Sargent ou Sorolla.

“Surprisingly, the charts only took two weeks to complete, and when I finished I knew more about my paint than I had ever thought possible.”

Richard schmid – alla prima, Everything I Know About Painting

Si je traduis la citation de Richard Schmid cela donnerait : “De manière étonnante, les nuanciers ne m’ont pris que deux semaines, et quand j’ai eu fini, j’en savais plus sur mes couleurs que je ne l’aurais imaginé.”

Alors à nous maintenant d’en apprendre un peu plus sur nos couleurs! C’est parti! 🙂

Le matériel nécessaire pour réaliser un tableau de mélanges de couleurs

Le type de peinture (médium)

J’ai réalisé les tableaux des mélanges de couleurs, que je vous présente dans cet article, à l’acrylique. Richard Schmid a réalisé les siens à la peinture à l’huile.

N’ayant pas tout à fait les mêmes couleurs dans mes sets de tubes de peinture à l’acrylique et à l’huile, je vais poursuivre mon travail de nuanciers à l’huile également. J’ai vraiment envie d’avoir une bonne vision des possibilités de mes deux palettes. Je veux voir si elles sont logiques et complètes pour me permettre d’obtenir toutes les couleurs que je souhaite. Mais je veux supprimer les redondances pour m’économiser quelques tubes.

Si vous peignez à l’aquarelle, l’exercice est tout autant recommandé. La seule différence que je verrai c’est que vous n’utiliserez pas de blanc pour dégrader vos couleurs. Vous diluerez votre couleur de plus en plus pour laisser transparaître le blanc du support, comme vous le feriez pour une aquarelle. Il existe bien du blanc en godet ou en tube pour l’aquarelle, mais je suppose que vous utilisez le blanc de votre papier habituellement. 😉

Les couleurs

L’idée de cet exercice est d’explorer les différentes combinaisons de couleurs à partir de vos couleurs fréquemment utilisées.

Bonne nouvelle donc : vous n’avez pas à acheter de nouveaux tubes de peinture! (en tout cas pour l’instant 😉 ) Peut-être qu’après cet exercice, vous vous rendrez compte qu’avec les tubes (ou godets pour les aquarellistes) que vous avez, vous ne pourrez pas obtenir toutes les couleurs que vous souhaitez.

Les couleurs essentielles

Il vous faut cependant a minima les trois couleurs primaires : un bleu, un rouge et un jaune. Les nuances de primaires exactes étant le cyan, le magenta et le jaune primaire. Pour ma part, je n’avais pas de cyan dans mon set d’acrylique à ce moment là.

Mais attention je vous invite à bien regarder le nom des pigments qui composent chacune de ces couleurs. Selon les marques, le nom commercial n’est pas toujours en correspondance avec le pigment. De plus, il y a souvent des associations de pigments. J’ai écrit tout un article sur le sujet. Pour en savoir plus, cliquez ici.

nomenclature des pigments certains sont des mélanges de plusieurs pigments que je ne vais pas utiliser dans mon tableau des mélanges de couleurs
Exemples de notations des pigments sur les tubes de peinture

Dans l’idéal, retenez qu’il vaut mieux peindre avec des couleurs mono-pigmentaires. Elles sont plus éclatantes et plus faciles à maîtriser.

Ma sélection

J’ai utilisé les couleurs suivantes pour mes nuanciers à l’acrylique :

  • PY3 : jaune de cadmium clair (imit.), également appelé “jaune citron” dans d’autres marques (semi-opaque)
  • PY74 : jaune primaire (semi-opaque)
  • PY83 : jaune de cadmium foncé (imit.) (semi-opaque)
  • PY42 : jaune oxyde (opaque)
  • PR 112 : vermillon (transparent)
  • PR170 : naphtol carmin (semi-opaque)
  • PV19 : rouge primaire, également appelé magenta (semi-opaque)
  • PB29 : bleu outremer (semi-opaque)
  • PB15:3 : bleu phtalocyanine, souvent raccourci dans le langage courant par “bleu phtalo” (opaque)
  • PG7 : vert phtalocyanine, également raccourci en “vert phtalo” (semi-opaque)
  • PBK7 + PBK11 : noir de mars, qui, je le découvre, est en fait un mélange de deux pigments (opaque)
  • PW6 : blanc de titane (opaque)

Pour ceux qui se demandent à quoi correspondent les lettres et les chiffres avant chaque couleur, et bien c’est que vous n’avez pas encore lu mon article sur “Comment décrypter les informations sur les tubes de peinture?” 😉

Rechercher les informations sur les pigments sur vos tubes de peinture
Image par GraphicMama-team de Pixabay

Pour résumer cette partie de l’article : le P correspond à Pigment, la lettre suivante correspond à la (ou les) première(s) lettre(s) des couleurs en anglais (ex : Y pour Yellow = jaune) et enfin les chiffres correspondent à la nuance dans la nomenclature internationale, appelée “color index”. Vous retrouverez quelques-uns des pigments avec leur index de couleur, leur origine, leur nom et leur composition en cliquant ici.

Le support et les outils de traçage

J’ai utilisé pour mes nuanciers du papier entoilé pour que le rendu soit proche du support que j’ai l’habitude d’utiliser pour mes tableaux : la toile, mais à moindre coût.

papier canson imitation toile utilisé comme support pour mon tableau de mélanges des couleurs
Référence du papier entoilé que j’ai utilisé. Il est utilisable à l’huile comme à l’acrylique. Pour l’aquarelle, je vous recommande de prendre du papier spécial aquarelle.

J’aurais pu utiliser également du carton entoilé, plus rigide. Il m’aurait peut-être permis de l’accrocher à côté de moi plus facilement lorsque je peins. A vous de voir. 😉

En terme de taille, votre support dépendra du nombre de couleurs que vous utilisez fréquemment. Personnellement, j’utilise régulièrement 6 couleurs + du blanc et du noir. Mais j’ai quelques couleurs supplémentaires mono-pigmentaires que j’utilise de temps en temps et que j’aimerais tester en mélange. Quitte à prendre le temps de faire cet exercice, autant le faire jusqu’au bout! 😉

Pour tracer mon tableau, j’ai eu besoin d’un crayon à papier, d’une gomme et d’une règle.

papier entoilé, crayon à papier, gomme et ruban de masquage pour tracer mon tableau des mélanges de couleurs
Matériel utilisé pour le traçage de mon tableau des mélanges de couleurs

Et pour que le rendu soit propre et éviter les débordements, j’ai utilisé du ruban adhésif repositionnable de faible largeur (6mm) pour maquettes. La qualité du ruban est essentielle : s’il n’est pas assez adhésif, la peinture passera dessous et débordera de vos cases ; s’il n’est pas repositionnable, vous aurez des difficultés à le retirer sans abîmer votre support.

NB : J’ai également utilisé du ruban de masquage de 1,9 cm vendu aux rayons beaux-arts pour protéger les bords de mon support. Mais au moment de le retirer, celui-ci était trop adhérent et a retiré un peu de ma feuille. Heureusement que je ne l’avais mis que sur les bords!

Heureusement que je ne l'avais mis que sur les bords

Les outils pour le mélange des couleurs

Je fais mes mélanges de couleurs sur ma palette avec mes pinceaux la plupart du temps. Vous souhaiterez peut-être utiliser des couteaux à palette (ou couteaux à peindre par ailleurs). Ce qui me semble important c’est d’avoir un outil (pinceau ou couteau) bien propre pour chaque nouveau mélange, puis également pour l’application de la couleur obtenue dans mon tableau afin de ne pas “salir” mes mélanges avec une couleur indésirable.

Il vous faudra donc de quoi nettoyer votre/vos outil(s) : pot à eau à changer très régulièrement pour l’acrylique ou l’aquarelle, solvant pour la peinture à l’huile ; un chiffon ou du papier absorbant.

Vos mélanges seront impérativement à faire sur une palette et non sur votre support directement. Ce point est essentiel! En effet, le but de cet exercice est d’obtenir la couleur d’un mélange uniforme. Personnellement, j’utilise des palettes en papier jetable. J’ai testé pas mal de supports : palette en bois, en plastique, assiettes en carton, papier aluminium. Mais je n’ai pas encore trouvé la palette idéale…

La conception des nuanciers

Comme je vous le disais un peu plus haut, j’ai construit plusieurs nuanciers.

  • Un premier où je vais mélanger deux à deux chacune de mes couleurs pures, à part égale pour déterminer la couleur de mon mélange ;
  • Un second où je vais simplement dégrader (avec du blanc, ou pour ceux qui peignent à l’aquarelle avec de plus en plus d’eau) mes couleurs pures en proportions variables ;
  • Un troisième où je vais faire varier les proportions de mes couleurs dominées par les autres (tels que les jaunes) pour affiner les possibilités de palette.

J’aurais pu aller encore plus loin dans cet exercice. J’avoue avoir simplifié le travail recommandé par Richard Schmid. Mais je pense que ces trois types de nuanciers devraient me permettre d’avoir une bonne connaissance de mes couleurs et une bonne vision de leurs possibilités en mélange. A vous de voir jusqu’où vous voulez aller. 😉

Les étapes de réalisation d’un tableau des mélanges de couleurs

Voici comment j’ai procédé pour concevoir et réaliser mon premier nuancier. Vous pouvez bien entendu adapter la manière de faire à votre besoin. Je tiens juste à préciser que si vous vous lancez dans cet exercice vous devrez être bien organisé et plutôt rigoureux. Personnellement, j’ai beaucoup apprécié l’aspect méditatif de cet exercice. Et le rendu est plutôt joli je trouve. 🙂

Etape 1 : organisez vos couleurs

La première chose à faire, puisque tout dépend de cela, c’est de sortir toutes les couleurs que vous allez utiliser et de les positionner les unes à côté des autres, de la manière où vous allez les appliquer sur votre nuancier.

Je positionne toujours mes couleurs de la même manière sur ma palette de façon à retrouver d’un coup d’œil la couleur ou la nuance de couleur dont j’ai besoin pour peindre ou la recharger sur ma palette. J’ai donc décidé d’organiser mes couleurs de cette manière-ci sur mon nuancier. Je suis l’ordre logique d’un cercle chromatique en partant du jaune.

cercle chromatique ordre des couleurs sur le tableau des mélanges des couleurs
Cercle chromatique : ordre que j’ai suivi pour disposer mes couleurs sur mon nuancier

Je vais donc avoir :

  • le jaune, avec des nuances de la plus froide (jaune citron qui a une tendance verte) à la plus chaude (qui tire vers le orange comme c’est le cas du jaune de cadmium foncé) ;
  • le rouge, là encore avec un ordre logique suivant le cercle chromatique : allant du rouge le plus proche du orange au rouge le plus proche du violet ;
  • le bleu, partant du bleu-violet au bleu-vert.
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Si je voulais rajouter un brun, je le mettrais juste avant les rouges en le traitant comme une sorte d’orange foncé. Il s’agit de ma façon de faire, mais vous pouvez évidemment placer vos couleurs comme vous voulez. Je positionnerais un blanc avant le jaune, un vert après mes bleus et un noir après mes verts.

première ligne du tableau des mélanges de couleurs : les couleurs pures
Ordre suivi pour positionner mes couleurs sur mon nuancier

Etape 2 : tracez votre tableau

Le tracé de votre nuancier dépendra du nombre de couleurs que vous allez mélanger et la taille de votre support. J’anticipe au moment de mon tracé la largeur de mon ruban adhésif.

J’ai choisi de faire des cases de 2 cm² pour avoir une surface relativement importante pour bien distinguer la couleur de mon mélange, même à un mètre de distance. Je pourrai ainsi l’afficher à côté de moi quand je peins.

N’oubliez pas de compter la ligne et la colonne des couleurs pures dans votre tableau.

Pour vous donner une idée sur mon tableau des mélanges de couleurs à 50 – 50 , cela donne pour moi : 11 couleurs donc 12 colonnes et 12 lignes. Pour 2 cm de côté pour chaque case, j’ai besoin de 24 cm². Auxquels je rajoute les 11 espacements entre les colonnes et les lignes de 6 mm (taille de mon ruban de masquage) soit 6,6 cm.

Pour le tableau en lui même j’ai donc besoin de 30,6 cm dans un sens comme dans l’autre. J’ai donc choisi des feuilles entoilées faisant 33 cm x 41 cm. Ainsi, je vais également pouvoir masquer les bords tout autour.

Etape 3 : placez votre ruban adhésif

Le ruban adhésif sera positionné sur l’emplacement que j’ai prévu dans mon tracé. Si vous n’avez pas anticipé l’espacement de votre ruban adhésif, il suffit simplement de le positionner au milieu de vos lignes. Vous pouvez même simplement tracer la ligne au crayon pour délimiter vos cases. C’est juste un peu plus long au moment d’appliquer vos mélanges car vous devrez faire attention à ne pas déborder. Par ailleurs, le petit encadré blanc autour de votre mélange permet de mieux distinguer la couleur en elle-même.

Le ruban de masquage est placé pour délimiter les cases du tableau des mélanges de couleurs
Tableau des mélanges des couleurs à 50 – 50 prêt pour l’application des mélanges

Etape 4 : vérifiez le placement de chaque couleur

Avant de passer au mélange des couleurs à proprement parlé, je vérifie que tout concorde bien : le nombre de cases dans mon tableau et mes couleurs à mélanger. Il est encore temps de faire les modifications qui s’imposent, après ce sera trop tard! 😉

Il sera trop tard pour modifier votre tableau des mélanges de couleurs lorsque vous aurez commencé à appliquer les premières couleurs

Etape 5 : mélangez et appliquez vos mélanges de couleurs

C’est l’étape cruciale! Vous vous en doutez. 😉

Je place chacune des couleurs pures dans chaque case de la première ligne ET de la première colonne.

Puis, je mélange deux à deux mes couleurs pures, en proportions égales sur ma palette. J’applique le mélange homogène à la rencontre des cases des lignes et des colonnes. Pour être efficace et propre dans mon travail, je procède par couleur. 😉

Je mélange chacune de mes couleurs deux à deux dans des proportions identiques
Je mélange chacune de mes couleurs deux à deux sur ma palette dans des proportions identiques, puis j’applique le mélange homogène dans les cases correspondantes de mon tableau de mélanges des couleurs

Etape 6 : retirez le ruban adhésif

Avec le ruban adhésif que j’ai choisi, je n’ai eu aucun souci pour le retirer une fois la peinture acrylique sèche. Je vous conseille de faire un test au préalable car il est possible que vous ayez besoin de le retirer avant que la peinture ne soit complètement sèche.

A la peinture à l’huile, vous aurez du temps pour remplir vos cases avec vos mélanges de couleurs mais à l’acrylique, qui sèche très vite, vous devrez procéder rapidement.

Je retire le ruban de masquage avec précaution, avant ou après séchage selon la qualité du ruban adhésif
Je retire le ruban de masquage avec précaution, avant ou après séchage selon la qualité du ruban adhésif

Etape 7 : prenez une photo du nuancier

A la fin de votre réalisation, une fois que la peinture est bien sèche afin que les couleurs soient celles de votre rendu final, vous pouvez également prendre une photo pour garder une vision numérique de votre nuancier.

Je prends une photo de mon nuancier de couleurs finalisé et je note les couleurs à l'informatique
Je prends une photo de mon nuancier de couleurs finalisé et je note les couleurs à l’informatique

Pour aller plus loin

Gestion des couleurs dominantes

Lorsque vous procéderez à vos mélanges à 50-50, vous remarquerez que certaines couleurs sont dominantes sur d’autres. Elles emportent complètement le mélange vers leur teinte.

Prenons l’exemple du jaune par rapport au bleu ou au rouge. Il vous faudra une grande quantité de jaune pour obtenir la couleur secondaire que l’on imagine : le vert pour un mélange de jaune et de bleu ; et le orange pour un mélange de jaune et de rouge.

cercle chromatique avec les couleurs primaires secondaires et tertiaires
Cercle chromatique avec les couleurs primaires (1) secondaires (2) et tertiaires (3)

En effet, si vous mélangez deux couleurs primaires : jaune et bleu ou jaune et rouge (numérotées par un “1” dans le cercle chromatique ci-dessus) en proportions égales comme nous l’avons fait dans le tableau des mélanges de couleurs à l’instant, la couleur secondaire (“2”) que l’on espérait : vert ou orange, tirera plutôt vers la couleur tertiaire (“3”) bleu-vert ou rouge-orangé.

Pour mieux appréhender nos couleurs dominantes, je vous propose d’aller plus loin en déclinant notre nuancier précédent. Dans un nouveau tableau, je vais utiliser les jaunes en plus fortes proportions (illustration un peu plus bas dans l’article). Je pourrais faire également ce même type de tableau par la suite avec les rouges dominés par les bleus et mon vert.

Gestion des couleurs au fort pouvoir colorant

De plus, certaines couleurs ont un pouvoir colorant beaucoup plus fort que d’autres. Cela signifie que cette couleur l’emportera très distinctement, là encore, lorsqu’elle sera ajoutée dans un mélange. Ce pouvoir colorant peut être perçu en raison d’une plus forte concentration en pigments dans votre couleur ou des pigments de meilleure qualité, par rapport à l’autre, ou bien encore en raison de l’opacité de la couleur par rapport à la transparence de l’autre.

Par exemple, le bleu est déjà une couleur dominante par rapport aux deux autres couleurs primaires, jaune et rouge. Mais j’observe dans mon nuancier que le bleu phtalo a un plus fort pouvoir colorant que le bleu outremer (probablement parce que ce dernier est semi-opaque et le phtalo opaque). En effet, si vous comparez les verts obtenus avec ces bleus et les jaunes (PY3, PY83 et PY42), vous remarquerez que ceux obtenus avec le bleu outremer se distinguent facilement alors que ceux obtenus avec le bleu phtalo sont quasiment identiques. Le bleu phtalo prend le dessus.

sélection dans le tableau des mélanges des couleurs des verts obtenus avec le bleu outremer et le bleu phtalo pour comparatif
Sélection dans le tableau des mélanges des couleurs des verts obtenus avec le bleu outremer et le bleu phtalo pour comparatif

Il peut donc être nécessaire d’identifier également en quelle proportion il faut ajouter ces bleus, et plus largement les couleurs au fort pouvoir colorant, aux autres pour obtenir les mélanges souhaités.

Déclinaisons du nuancier en dominante

Pour avoir une compréhension plus fine de l’obtention de mes couleurs secondaires, j’ai donc décidé de décliner les couleurs qui étaient dominées par les autres. J’ai conçu un nouveau tableau de mélanges des couleurs avec les jaunes. Pour chacun (sauf PY74 que je trouve quasi identique à PY3), je vais ajouter progressivement l’autre couleur du mélange (voir illustration ci-dessous).

nuancier dominantes de jaunes
Nuancier à dominante de jaunes

Je pourrais aller au-delà de 50%, mais je ne vois pas l’intérêt puisque mes mélanges sont déjà dominés par l’autre couleur à ce stade.

Je ferai également l’exercice de déclinaison avec les rouges qui restent dominés par les bleus et dont j’aimerais juger plus particulièrement l’obtention des violets.

Dégradés de couleurs

Je vais également profiter de cet exercice pour mieux jauger mes ajouts de blanc dans mes couleurs en réalisant un nuancier spécifique. Pour chaque couleur, je vais donc la dégrader petit à petit, c’est-à-dire lui ajouter un peu plus de blanc à chaque case.

nuancier de dégradés de blanc avec mes couleurs fréquemment utilisées
Je dégrade chacune de mes couleurs avec des proportions croissantes de blanc. Ici, l’explication de ma méthode pour le rouge vermillon (PR112)

Les apprentissages à tirer de notre tableau des mélanges de couleurs

Notre, ou plutôt nos nuanciers vont nous permettre d’apprendre les notions fondamentales de la théorie des couleurs. Cet exercice va nous permettre également d’aller plus loin dans notre connaissance des couleurs que nous utilisons fréquemment. Nous pourrons ainsi identifier les couleurs qui nous permettent de faire des verts naturels pour nos paysages, des oranges lumineux ou encore de beaux violets.

Notions de base de la théorie des couleurs

Les couleurs primaires en peinture

Si vous vous demandez comment faire du bleu, du jaune ou encore du rouge en peinture, vous allez être déçu de la réponse. :-/

En effet, ces trois couleurs sont les couleurs primaires en peinture. Cela signifie que l’on ne peut pas les obtenir par mélange. Ce sont les couleurs de départ, avec lesquelles vous allez obtenir toutes vos autres couleurs. C’est pour cela que dès le début de cet article je vous précise qu’il faut a minima ces trois couleurs pour faire votre nuancier.

Pour être précise, les vraies couleurs primaires sont le cyan, qui est une teinte de bleu assez clair, le jaune primaire qui est un jaune très clair proche du jaune citron et le magenta, qui tire plutôt vers le rose que le rouge tel qu’on a l’habitude de le définir. Avec ces trois couleurs vous allez théoriquement pouvoir obtenir toutes les autres.

Ceci étant dit, cela reste théorique et vous allez découvrir en analysant notre tableau des mélanges de couleurs que certains bleus, rouges, et jaunes sont préférables à d’autres pour obtenir les couleurs secondaires souhaitées.

Comment obtenir du vert ?

Le mélange de bleu et de jaune

Comme nous avons pu le constater en réalisant notre premier nuancier à 50-50, nous obtenons du vert en mélangeant du jaune avec du bleu.

Oui mais vous allez me dire : “quel vert exactement ?”

Et vous aurez raison de le demander, car nous pouvons différencier de nombreux verts : vert olive, vert émeraude, vert anglais, turquoise, vert de Hooker, vert pomme, kaki, vert de Vessie, vert anis, et j’en passe.

Vous allez donc plutôt sélectionner votre nuance de jaune et de bleu en fonction du vert que vous souhaitez obtenir. Et c’est tout l’intérêt de notre nuancier!!!

Les nuances de verts obtenues par mélanges avec des dominantes de jaunes
Les nuances de verts obtenues par mélanges avec des dominantes de jaunes

Par exemple, si vous voulez obtenir un kaki, vous voyez dans mon tableau ci-dessus qu’il vaut mieux utiliser le bleu outremer (PB29) et le jaune de cadmium foncé (PY83) voire l’ocre jaune (PY42) qu’un jaune de cadmium clair (PY3) et un bleu phtalo (PB15:3).

D’autres couleurs de départ pour d’autres nuances de vert

Découverte très intéressante : vous voyez également que le jaune mélangé au noir peut me donner des verts d’aspect très naturel. Attention toutefois au noir car il ternit les couleurs.

Le vert (PG7), bien entendu restera vert en mélange avec des jaunes, mais vous voyez qu’il permet d’apporter quelques nuances supplémentaires intéressantes avec les jaunes de cadmium (PY3 et PY83). Les verts obtenus sont très lumineux. Je pensais supprimer cette couleur de ma palette et je me rends compte qu’il est finalement très utile.

Les personnes qui ont lu cet article ont également lu :  Faut-il prendre du noir en tube ou faire son noir par mélange de couleurs?

Essayez de voir si avec les couleurs que vous utilisez habituellement et que vous avez normalement sélectionnées pour concevoir votre tableau, vous avez la possibilité de retrouver les différentes nuances de vert.

N’oubliez pas que vous pouvez ajuster votre vert dans vos œuvres en ajoutant un peu plus de jaune, de bleu, en ajoutant du blanc, du noir et la complémentaire du vert, c’est-à-dire du rouge. Vous pouvez faire quelques essais sur votre palette en partant du mélange à 50-50 qui vous parait le plus proche du vert que vous souhaitez retrouver.

Si vous ne voyez pas comment faire pour l’obtenir, dîtes-le moi dans les commentaires pour qu’on essaie de le trouver ensemble. Il est possible que vous ne puissiez l’obtenir avec les couleurs que vous utilisez fréquemment. Dans ce cas, il faudra peut-être rajouter une nuance de jaune ou de bleu à votre palette de couleurs.

Quelles couleurs mélanger pour faire du orange ?

Pour faire du orange, vous pouvez constater par vous-même dans le nuancier, qu’il faut un mélange de rouge et de jaune. Cependant, vous voyez dans mon premier tableau, dont les mélanges sont faits à 50/50, que le rouge l’emporte sur le jaune. Dans le second nuancier à dominante de jaunes, j’ai pu mieux appréhender les dosages de rouge par rapport aux jaunes et ainsi mieux déterminer quel rouge privilégier pour obtenir les oranges voulus.

Les nuances de orange obtenues par mélanges avec des dominantes de jaunes
Les nuances de orange obtenues par mélanges avec des dominantes de jaunes

Comme pour les verts, vous pouvez faire des essais sur votre palette.

Comment obtenir la couleur violet ?

Nous avons obtenu du violet dans notre tableau par le mélange de bleu et de rouge. Cependant, vous noterez que le bleu l’emporte largement sur le rouge et nous donne un mélange tirant vers le bleu-violet.

D’après mon nuancier, j’obtiens un violet plus facilement en mélangeant mon rouge primaire (PV19), dit aussi magenta, et mon bleu outremer (PB29). Vous noterez que ces deux couleurs tirent naturellement vers le violet. D’ailleurs le pigment utilisé pour le rouge primaire est PV pour Pigment Violet. 😉

Comparatif des violets obtenus par mélanges des différentes teintes de rouge et de bleu
Le violet tirant le moins vers le bleu-violet est le mélange de bleu outremer (PB29) et de rouge primaire (PV19)

C’est vraiment là que je me rends compte qu’il faut que je poursuive mon travail de nuancier avec les rouges en dominance pour bien identifier les meilleures associations et les bonnes proportions pour obtenir un violet lumineux.

Vous lirez peut-être que certains artistes diluent leur couleur pour obtenir un beau violet. Je pense qu’il vaut mieux utiliser le bon bleu et le bon rouge en bonnes proportions plutôt que de diluer les pigments. Votre couleur sera plus éclatante et plus stable dans le temps.

Comment faire du rose en peinture ?

Vous pourrez obtenir de nombreuses nuances de rose en mélangeant vos rouges avec différentes proportions de blanc. Pour un rose transparent optez plutôt pour un mélange avec du blanc de zinc, plus transparent que le blanc de titane (opaque).

tableau des mélanges de couleurs en dégradé de rouge
Dégradés de trois rouges différents – (blc = blanc de titane)

Le secret d’un beau mélange!

En faisant vos propres nuanciers, vous distinguerez les couleurs de départ qui vous permettent d’obtenir tel ou tel mélange plus facilement.

Le secret pour des mélanges lumineux c’est d’opter pour une nuance qui tend déjà naturellement vers la couleur que l’on souhaite obtenir. Nous l’avons vu ensemble juste au-dessus dans le cas des violets. En effet, le mélange de magenta (rouge primaire PV19) et de bleu outremer (PB29) donne plus facilement un violet, chacune des couleurs de départ tendant naturellement vers le violet. Et ceci est valable pour toute couleur. Le cercle chromatique peut vous aider à identifier les bonnes couleurs de départ. Pour un orange, nous opterons pour un mélange d’un rouge le plus orangé et d’un jaune également le plus orangé. De même que pour un vert, nous préférerons un bleu qui a naturellement une tendance verte comme le bleu phtalo et un jaune qui a lui aussi naturellement tendance à tirer vers le vert comme le jaune citron.

Cependant, vous l’aurez peut-être remarqué si vous faîtes des nuanciers à l’acrylique et d’autres à l’huile que les couleurs secondaires obtenues à l’acrylique sont plus ternes qu’à l’huile. Effectivement, cela résulte du fait que l’acrylique est un liant blanchâtre qui dégrade légèrement la couleur. Il peut donc vous paraître utile pour avoir des couleurs secondaires bien lumineuses d’acheter des tubes mono-pigmentaires pour les couleurs secondaires : orange, violet et vert. Pour ma part, c’est ce que j’ai observé avec le vert phtalo (PG7) et j’envisage désormais d’investir dans un orange et dans un violet, même si je sais qu’ils ne seront pas sur ma palette fréquemment. 😉

Définir sa palette de couleurs en conséquence

Une fois tous vos nuanciers réalisés, vous pourrez déterminer si vous avez besoin de toutes les couleurs que vous possédez déjà et ainsi économiser quelques renouvellements de tubes les prochaines fois. Vous pourrez également définir les couleurs qui vous manquent.

Ma sélection de primaires à ce stade

Pour ma part, je vais conserver à l’acrylique seulement :

  • 2 jaunes, un des deux jaune clair (cadmium clair PY3 ou jaune primaire PY74 avec une préférence pour le premier encore plus clair qui tire légèrement vers le vert) et un qui tire vers le orange (cadmium foncé PY83) plus chaud. Je ne pense pas renouveler l’ocre jaune (PY42) qui, je trouve, ternit tous mes mélanges.
  • 2 rouges, un qui tire vers le orange (vermillon PR112) plus chaud et l’autre qui tire vers le violet, plus froid. Cependant, j’hésite encore pour ce dernier. J’aimerais réaliser mon nuancier à dominante de rouge pour me décider. Par ailleurs, je vais rajouter dans mes tests, le cramoisi d’alizarine et/ou le magenta de quinacridone qui sont plus foncés que les deux autres que je possède déjà et tirent naturellement vers le violet. Je trouve qu’actuellement j’ai trop peu de différence entre mes trois rouges.
  • 2 bleus : bleu phtalo (PB15:3) qui tire vers le vert, plus froid et bleu outremer (PB29) qui tire vers le violet, plus chaud (même si le bleu reste une couleur froide au départ, l’outremer sera un bleu plus chaud que le phtalo).

Avec ces 6 couleurs primaires, j’ai à chaque fois une couleur plus chaude et l’autre plus froide, ce qui devrait me faciliter tous mes mélanges de couleurs. J’aurai juste à sélectionner celui qui tire naturellement vers la couleur que je veux obtenir pour réussir mon mélange plus facilement.

Les autres couleurs que je retiens

Ensuite, je pense conserver mon vert phtalo (PG7). Déjà parce que je le trouve beau, c’est une couleur qui me plait beaucoup et qui me permet d’obtenir des verts très lumineux que je ne peux obtenir par mélange de bleu et de jaune.

Comme mentionné un peu plus haut, je vais également chercher un violet et un orange lumineux. Des petits formats devraient me suffirent.

Concernant le noir, j’utilise habituellement du noir d’ivoire. Mais lors de mon dernier renouvellement, il y avait une rupture de stock et j’ai pris celui qui restait, un noir de mars avec un mélange de deux pigments. Pour bien faire, il faudrait comparer. Dans tous les cas, j’en utilise très peu. Je préfère faire mes propres mélanges avec les couleurs primaires pour obtenir mon noir afin qu’il ne dénote pas avec le reste du tableau. Pour en savoir plus sur le noir et les mélanges pour l’obtenir : cliquez ici.

Sélection des couleurs que je retiens de mon set actuel
Sélection des couleurs que je retiens de mon set actuel à l’acrylique

Comment mélanger vos couleurs ?

Dans cet exercice des nuanciers de couleurs, nous avons toujours mélangé notre peinture de manière homogène afin d’obtenir une nouvelle couleur unie. Mais dans vos œuvres, il est souvent préférable de ne pas mélanger trop parfaitement vos couleurs pour apporter des nuances et ainsi faire vibrer vos couleurs.

Lorsque vous avez une couleur dominante ou à fort pouvoir colorant à mélanger, il vaut mieux l’ajouter par pointe dans l’autre couleur plutôt que l’inverse. Par exemple, pour obtenir un vert (jaune + bleu) peu importe s’il s’agit plutôt d’un vert-jaune ou d’un vert bleu, je vais ajouter une pointe de bleu dans mon jaune, et non l’inverse, et rajouter petit à petit le bleu pour obtenir la couleur souhaitée. De cette manière, je vais maîtriser mon mélange. Alors qu’en procédant dans l’autre sens, c’est-à-dire mettre du jaune dans mon bleu, je devrais en mettre d’énormes quantités à chaque fois pour finir par obtenir la couleur souhaitée. Je finirais par y arriver, mais je me retrouverais avec une quantité de peinture très, souvent trop, importante par rapport à mon besoin. Pour retrouver une couleur il vaut mieux procéder avec de petites quantités de peinture.

Pour aller encore plus loin…

Le mélange des couleurs est un sujet très vaste. Nous avons vu dans cet article le mélange des couleurs primaires entre elles à 50-50 ou en proportion variable pour la dominante de jaune, l’ajout de blanc ou de noir et rapidement le mélange avec un vert particulier (PG7).

Vous pouvez aller encore plus loin dans votre apprentissage du mélange des couleurs en déclinant vos nuanciers avec les couleurs secondaires obtenues avec le mélange de vos couleurs primaires ou achetées directement. Si vous en achetez, je vous conseille cependant d’utiliser des couleurs secondaires mono-pigmentaires qui seront plus éclatantes pour vos mélanges, comme c’est le cas de mon vert phtalocyanine (PG7).

Pour savoir comment trouver la composition pigmentaire sur les tubes de peinture je vous ré-invite à lire (si ce n’est pas déjà fait) cet article sur “Comment décrypter les informations sur les tubes de peinture“. D’ailleurs, vous y trouverez beaucoup d’informations complémentaires à celui-ci, notamment sur le pouvoir colorant ou bien l’opacité et la transparence d’une couleur.

Et en parlant d’articles complémentaires, je vous propose également ces deux-là :

Et maintenant c’est à vous de faire vos nuanciers! Que vous ont-ils appris? Qu’est-ce qui vous a surpris? Partagez vos apprentissages dans les commentaires ci-dessous! 😉

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8 commentaires

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    Limousin Chris

    J’ai lu jusqu’au bout votre article Et j’admire. En même temps les bras m’en tombent au vu de la somme de travail que cela représente….je vais donc commencer par le commencement ( comme dirait Lapalisse) et voir jusqu’où je vais aller, reconnaissant La nécessité de cet exercice que j’ai maintes fois remis…pressée que j’étais de «  produire « ! Merci pour votre engagement et à bientôt pour vous dire où j’en serai.👩‍🎨

    • Florence

      Florence

      Merci pour votre message! Et d’avoir lu jusqu’au bout!!!! 😉 C’est effectivement un exercice relativement long à faire…mais en en faisant un petit peu de temps en temps, comme j’ai pu le faire ces dernières semaines, ça se fait bien. 😉 Au plaisir de vous lire de nouveau pour savoir où vous en êtes!!

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    Khadija

    Bonjour Florence,

    Merci pour ce superbe article qui m’apporte énormément d’informations très intéressantes !
    Je vais poursuivre et faire l’exercice de réalisation du nuancier en plusieurs étapes car cela demande pas mal de temps.
    Merci encore pour votre partage.
    Belle semaine.

    • Florence

      Florence

      Merci pour votre commentaire Khadija 😊 Belle semaine à vous aussi!

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    NANOU

    IMPRESSIONNANT!!!!!!!!!
    Merci de partager ce travail, c’est très généreux de votre part ; travail très utile , je vais le faire car je m’aperçois qu’il est nécessaire pour progresser. Encore un grand merci à vous . Continuez !!!!

    • Florence

      Florence

      Merci beaucoup! 😊 Contente que ça vous ait plus et vous incite à faire vos nuanciers aussi. Vous allez voir ce n’est pas du tout déplaisant. Au contraire! J’ai bien apprécié le côté méditatif du remplissage de mes petites cases de couleurs 😉

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    Rosalie

    Bonjour Florence,

    Merci pour ce partage, je pense que cela va beaucoup m’aider !
    A votre avis, puis-je faire un nuancier pour la préparation de la couleur chair pour les portraits?

    merci

    • Florence

      Florence

      Bonjour Rosalie,
      Merci pour votre commentaire.
      Pour répondre à votre question, je pense que c’est une excellente idée! Vous pouvez par exemple sélectionner les couleurs qui vous seront utiles pour vos préparations des couleurs chairs et les mixer en suivant un ordre de proportions pour qu’ensuite, quand vous aurez besoin de faire un portrait de vous y reporter. Dans tous les cas, c’est un excellent exercice pour apprendre à obtenir la couleur chair. N’hésitez pas à revenir sur cet article pour partager ce que vous en avez retiré. Merci!

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